
et que cette figure peut sembler quelque peu incongrue dans un lieu très codifié comme l’hôpital, l’Association Hôpiclowns a, dès le début de ses activités, choisi de grandir dans des projets de qualité. Les critères de travail de l’association se sont élaborés en référence à ceux du « Rire Médecin » Paris dont elle a adopté le code de déontologie. Les Hôpiclowns sont tenus au secret professionnel.
« Ressusciteurs » de jeu, médiateurs d’émotions, dépositaires d’angoisses, créateurs de sourires… ce ne sont pas des thérapeutes. Car s’il est certain que le rire a des effets thérapeutiques, ils ne sont pas encore mesurés.
Ce qui est mesurable, c’est la trace du passage des Hôpiclowns dans les différents services pédiatriques : des regards qui s’ouvrent, une chanson sifflée dans le couloir, des jeux qui se prolongent, des rires qui se transmettent, une danse qui s’esquisse…

L’Association Hôpiclowns a choisi le duo de clowns comme base de travail. Ces duos ne sont pas fixes et sont source d’une grande liberté créatrice. Ils permettent non seulement d’augmenter la gamme d’émotions et les scénarios de jeux, mais ils offrent également à l’enfant la liberté d’entrer ou non dans le jeu avec les clowns.
Les Hôpiclowns déambulent dans les couloirs, s’arrêtent dans les salles d’attente et rejoignent les divers services en passant de chambre en chambre. Leur jeu est essentiellement basé sur l’improvisation. Le duo de clowns du jour possède une histoire particulière : parfois il est amoureux, faché, heureux, farceur, mais il a surtout une envie irrésistible de la faire partager à son public. Il crée à chaque occasion un petit spectacle adapté à la situation, aux rencontres que lui réserve l’univers de l’hôpital. Chaque présence, événement, imprévu, objet, bruit ou parole sont les ingrédients de l’improvisation et alimentent le jeu.
Par exemple, l’entrée dans une chambre est un moment crucial : c’est l’inconnu… tout est possible ! Cela se passe très vite, l’enfant découvre les clowns : surprise, peur, refus, attente, rire, étonnement… Les Hôpiclowns perçoivent la réaction de l’enfant et en tiennent compte pour leur jeu : approche douce ou osée…
L’enfant et toute personne présente dans la chambre, a le choix d’être acteur ou spectateur, selon son désir.
![]()
À l’arrivée dans chaque service, les Hôpiclowns se rendent dans le bureau du personnel soignant. Les clowns retirent leur nez et quittent le jeu. Pendant ce moment dit de transmission, le personnel soignant informe les Hôpiclowns des enfants présents, de leur prénom, âge, nationalité, état de santé, fatigue, douleur, de leur désir de rencontre, de la présence des parents, etc.
Les renseignements transmis servent à orienter les jeux des clowns, cas par cas, selon les besoins de chaque enfant. Une fois la transmission finie, les clowns retrouvent leur nez et poursuivent leur route.
Lisez le code de déontologie.