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Le 26 juillet 2010En direct de Cotonou; voici les nouvelles Très bon accueil à l'arrivée. Jean Louis nous attendait avec un nez rouge. On ne pouvait pas le louper. Il nous a tout de suite emmené au festival de Rire à Augras ; Festival du rire et d'humour béninois. Nous avons pu apprécier la prestation d'Adama Dahico, qui s'est présentée aux élections présidentielles de Côte d'Ivoire, cette année. Une journée d'adaptation à la vie et aux transports bèninois...vive le zem! Le zem est une moto taxi, et une fois dessus ,on s'en remet au conducteur...On oublie les règles de sécurité routière et on s'en remet à Dieu. Aujourd'hui, mardi 27 juillet, nous avons joué avec Jean Louis, Matthieu et Popo au centre hospitalier, le plus grand hôpital du Bénin. En résumé: Beaucoup de monde , des consultations et des salles d attente bondées. Des soignants bien sympas, des lits en ferraille rouillés, des perfusions qui tiennent, on ne sait pas comment, entre la moustiquaire et le lit du voisin. Des tables de nuit avec les casseroles , des femmes en boubous colorées, de la lessive qui sèche dans la cour intérieure et beaucoup d'enfants....Les Yovo ( nous les blancs) n'avons fait pleurer personne.......ouf. Berlingotte a tapé Kaikai avec son sac à main, puis lui a botté les fesses. Ce qui a beaucoup plu aux dames. KaiKai s,est pris quelques portes, poubelles, bref la routine! Et ça rigole! On (tous ensemble) a chanté la majeure partie de la matinée. On a, chers collègues clowns, une série de belles chansons. Il y a eu de beaux moments émouvants, comme ce père qui prie en chantant avec nous, nous prenant à témoin pour la guérison de son enfant......Woaw. Le défi est de conjuguer le travail de clown avec la distribution des biscuits faite par nos collègues béninois. Rire c,est bien mais manger... cela peut être mieux. C'est une obligation culturelle d,apporter quelque chose à la personne hospitalisée. Alors on fait avec...On est les rois de l adaptation! Ensuite,on est reparti avec nos zems, direction la télévision Béninoise. Interview pour promouvoir le clown hospitalier en Afrique. On a été très beaux, vous vous en doutez. Pour finir la journée; un petit stage de clowns avec nos 3 amis et 2 jeunes de la rue qui sont dans une école de cirque, genre projet social. Super ... que dire de plus ? De l énergie à revendre, du risque, pas de prise de tête, du jeu ... du jeu... et encore du jeu. Demain on va dans un autre hôpital et on refait un moment de travail clown. Autrement, on dort bien, on mange bien, tout va bien. On se dit tous les jours qu'on a une chance extraordinaire et on pense à vous les clowns ... et aux autres aussi.
Le 30 juillet, Nous revoilà.Nous avons joué une 2ème fois à la clinique de MENONTIN toujours à Cotonou , avec nos 3 comparses. Après 30 à 45 mn d attente ( c est l'Afrique, ne l'oublions pas), on se change au fond d'un local de consultations entre les poubelles et les toilettes. On profite du stage de la veille pour donner une consigne de jeu: différencier le jeu de la distribution de chips. Et nous voilà partis en chantant Babaolouha oshé ( pas de panique on vous l'apprendra) , la musique est un lien fort entre les gens; entre les gens et nous, entre les soignants, bref ça circule, c'est repris en choeur. Meme la distribution des chips devient un jeu, et on se lance les paquets dans la chambre avec des familles qui participent. Le meilleur score est obtenu par l'équipe de Berlingotte . Bravo! Kaîkaï s'encouble dans les pieds les perfusions sous les yeux médusés des soignants, filmé par Popo et sa caméra Hopital TV (qui ne marche pas) Berlingotte rassure " tout va bien , il ne cassera rien,je vous assure". Une infirmière en profite pour essayer de se faire offrir les chaussures de Berlingotte. Dans une autre chambre Popo interview une enfant et c'est l'ensemble des clowns qui répondent. Popo tente de gérer les débordements et ça rigole ! Berlingotte a un franc succés quand elle botte les fesses de Kaikai et lui tire les oreilles. Pour finir, on descendra dans la cour dans une consultation en plein air, pour une répétition de chorale mené par Jean Louis, notre chef et on obéit le mieux possible! Matthieu tente un discours qui a du mal à démarrer et quand il démarre,enfin pret....on le sort. En revenant aux "vestiaires", les 3 nous disent qu ils sont ravis de notre matinée et nous aussi! En civil, nous passons voir le directeur pour le saluer qui nous explique qu il nous a pris en photo depuis son bureau lors de notre répétition de chorale.Quelle fierté pour l équipe des clowns! Le compte rendu fait la veille ainsi que le stage ont porté leurs fruits.Le clown est là, il y a du jeu, aucun problème dénergie . Nous ne nous posons pas la question du but de notre voyage ...On est contents du travail déjà accompli. Nous avons 2 autres moments de stage clown et là aussi, on a senti leur envie d'apprendre et, on ose le rajouternotre envie de transmettre. Bon après... faut bien le dire.. c est pas la suisse... Ce matin on a attendu 1h30 et lorsque Jean louis est arrivé, il nous annonce que l intervention est annulée pour cause de greve dans l'hopital. Mais nous on s'adapte... et nos clowns aussi...hihihi On en a profité pour jouer un peu de percussion (enfin Kiki, moi je prends les photos). On espère jouer la semaine prochaine dans un orphelinat et aussi à l'hopital. Pour ce qui est de l adaptation aux déplacements en zem, pffff on a laché les mains du porte bagage comme des vrais béninois. On mange super bien, Kiki finit mes plats et on n'a pas encore eu la tourista. On s'est pas encore chamaillé , à part en clowns mais c'est pas nouveau; Ah on a oublié, on s est baigné , nous les Yovo ( les blancs) ! Y avait pas foule dans la piscine ( la mer,donc).
3 août Suite de nos aventures beninoisessamedi : matin grasse matinée et baignade dans la mer mais pas trop loin vu les rouleaux ! L'après midi, visite du marché de l artisanat, plein de belles choses et de tentations. Ne vous inquiètez pas on pensera à vous. Dimanche: la fete nationale, tout contents on s'embarque en taxi pour porto novo afin de voir le défilé officiel et présidentiel. Après 2h d'attente en plein cagnard, on voit enfin la main et lavant bras sortir d'une voiture qui salue la foule. C'était lui! On attend encore 2h impatients de voir le défilé des corps de métiers... l'spoir fait vivre...eh ben non Une centaine de personnes passent devant nous en marchant et c'est tout! On tente d'accèder plus tard à une fete à la préfecture espérart voir des danses et écouter de la musique mais que nenni! Nous sommes refoulés par la garde militaire et quand les militaires causent, nous on obéit! 2h d'attente sur le pont pour avoir un taxi de retour, on crame bien. Visite le soir, heureusement, de l'école de cirque pour les jeunes de la rue qui nous font une prestation pleine d'énergie de rythme et d'entrain. Kiki se réjouit déjà dry retourner dimanche prochain pour leur donner 2 ou 3 bases techniques et quelques figures supplémentaires. Hier visite de Ouidah, de la porte du non retour ... c'est la route des esclaves; On vous racontera. Ce matin, nous allons rencontrer Terre des hommes et voir avec eux pour jouer dans leur orphelinat. Dans les jours qui vinnent on va jouer dans un hopital, dans un autre orphelinat et dans un centre de formation pour jeunes de la rue. On essaie de jouer le plus possible pour aue l'équipe Africa clowns profite de notre présence au maximum. Un atelier danse est prévu aussi. Plus d infos suivront sur tout ça car pour tout vous dire, on a mis 45 mn pour écrire ce mail. On vous bise Africaclownesquement votre, Hélène kiki 5 août 10 H 18Avant hier, nous avons joué à l hopital Bethesdat : local pour se changer des plus rustiques soit entre les toilettes et un probable douche pour nous et un bout de couloir pour les Africaclowns. Pendant qu'on se changeait une femme est arrivée en trombe pour vomir dans la douche! Juste avant de jouer, Hélène se libèrera de son ennui intestinal, ce fut un mélange olfactif des plus intéressants (dixit Kiki), ... voilà vous savez tout... Ensuite on part jouer; les couloirs sont serrés, l'espace dans les chambres restreint, beaucoup de monde, des gens fatigués, la chaleur, ce nest pas facile. La dernière fois s'était trés bien passé et c'est toujours un piège de croire que tout ira tout aussi bien cette fois-ci. On a un peu ramé, beaucoup de propositions de jeux, pas ssez d'écoute et l'énergie pas toujours adapté à la situation; par exemple poser plusieurs fois des questions à un petit garçon fatigué qui demande juste à etre tranquille. Mais de très beaux moments avec les femmes qui, une fois la surprise passée de voir des yovo (blancs) clowns à l hopital, se mettent très vite en connivence avec Hélène. Kiki n'est pas loin et leur complicité fait des merveilles. On se heurte à des différences culturelles évidentes : l'heure du rdv, l'attente, le manque d'informations claires. On a un peu l'impression de harceler ce pauvre jean louis mais bon... on est là pour bosser. La suite: ce matin soit dans 1h on va jouer à St Luc (hopital), cet aprèm on espère visiter un orphelinat pour jouer demain; demain matin on participe à l'accueil du matin dans un atelier des jeunes filles (d'après ce qu'on a compris) et Kiki va sortir ses skis! Autrement la vie va bien; on mange du poisson frit, de l'attiéké (semoule de manioc), de l'igname, des bananes plantains, du riz et du poulet bicyclette. Le matin kiki s'envoie un plat de spaghetti et moi du pain tout court. On a abandonné le sandwich omelette qui nous restait sur l'estomac; La bière "la béninoise" est toujours apprécié en fin de journée. Dans l'hotel il n y a pas trop de bruit on dort comme des bébés. bises de nous |
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Le 15 juillet 2010
Le 25 juillet, Christian alias Kaïkaï et moi alias Berlingotte partons pour le Bénin, Cotonou plus précisément pour soutenir un projet de clowns à l’hôpital : Africa clowns.
Nous avons reçu nos passeports tamponnés du visa pour le Bénin. Les vaccins sont faits , la valise se remplit, on astique nos nez rouges, nous voilà presque prêts à partir !
On vous donne quelques précisions pour que vous compreniez la genèse de ce périple.
Le projet est né en septembre 2009 quand Jean Louis Lokossou nous a écrit pour nous demander de venir se former à Genève auprès de nous en pédiatrie. L’idée fait son chemin… Que Jean- Louis vienne, oui pourquoi pas ?
Nous n’avons jamais accueilli d’autre clown avec un but de stage sur le terrain jusqu’à présent c’est-à-dire qu’Hôpiclowns n’est pas un lieu de formation à proprement dit … mais voilà l’occasion se présentait là…belle et simple…
Nous activons nos méninges de clowns et 11 clowns qui réfléchissent , ça fait du bruit !
Entre réflexion et rêverie, réalité et projet fou, nous avons échangé de nombreux mails avec Jean-louis qui s’est révélé être un homme sympathique dont le projet était solide. Des clowns en Afrique ! Il faut être un sacré bonhomme et un sacré clown pour oser monter un projet pareil. Assemblée générale le 16 juin et modification des statuts, tout est en ordre.
Vient alors le choix du duo,qui choisir et selon quels critères ? Ceux qui ont des grands pieds , ceux qui ont une moustache et les filles font aussi le concours sans aucun problème , ceux qui ont un tonton africain, ceux qui chantent faux , ceux qui marchent sur la tête en se cherchant des poux , ceux qui ont un maillot de bain… bref, on a de multiples possibilités. Finalement cela s’est réglé à l’amiable sur un ring.
Les deux élus c’est nous : Kaï Kaï et Berlingotte et on s’envole pour le Bénin le 25 juillet pour 15 jours .si un clown à l’hôpital c’est pas banal, c’est béninois ! ( Jeu de mots vaseux de Berlingotte qui veut faire sa maligne). Kaïkaï cire ses chaussures et se cherche un bonnet en coton jaune , Berlingotte râle parce que son joli tailleur en tergal de nylon n’est pas approprié pour la chaleur africaine .
Hélène alias Berlingotte